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A la rencontre de Ryad Girod, l’auteur des Yeux de Mansour.

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Ryad Girod avec Les yeux de Mansour(publié aux éditions Barzakh en Algérie et chez P. O. L. en France) vient de signer son troisième roman,un récit fort, à la fois conte philosophique et constat amer de la condition de l’homme. Les circonstances déterminent-elles le sort des hommes ? Est-il possible d’échapper à la sentence du destin ? L’amour permet-il à l’être humain d’oublier sa condition de mortel ? Toutes ces questions semblent habiter le narrateur qui nous raconte le sort de son meilleur ami Mansour. 

 Mansour, est sur le point d’être décapité sur Al-Safa Square. Son ami, le narrateur, est le témoin halluciné et impuissant de cette exécution. Qui est Mansour, cet idiot magnifique qui roule dans le désert en Chevrolet Camaro rouge, descendant de l’émir algérien Abdelkader?

Questions à l’auteur

Comment êtes vous devenu auteur ? 

Je pense que c’est une histoire d’amour. Lorsque j’avais 15 ans, en allant au lycée, chaque matin, je croisais une jeune fille de mon âge dans la rue. Après échange de sourires, de bonjours, de comment tu t’appelles, tu es dans quel lycée… nous nous sommes mis à échanger des lettres. Je ne savais pas écrire, je lui faisais des dessins. Elle ne savait pas bien dessiner, elle m’écrivait de longues feuilles dans lesquelles elle me racontait sa vie, ses rêves, notre amour… et toute cette puissance que contenaient ses mots me fascinait. Naturellement, je suis devenu écrivain et elle est devenue peintre !

Que vous a apporté le prix Assia Djebar ?

Un million de dinars. Que j’ai perdu en partie. Un sac contenant le tiers de la somme que je n’arrive pas à retrouver… C’est tout moi ! A part ça, c’est une grande joie et une grande satisfaction. Un honneur immense de voir son nom associé à celui d’Assia Djebar. Ecrire, de façon évidente, exprime l’envie d’être lu. Un grand prix littéraire rend visible et permet d’élargir son lectorat. Oui, belle satisfaction.

 

Pourquoi avoir choisi l’Arabie Saoudite comme cadre de votre récit ?

Je vivais à Riyadh, en Arabie, lorsque j’ai eu l’idée et l’envie d’écrire ce roman. Quitter l’Arabie a été définitif et donc source de tristesse et de nostalgie. En écrivant, je prenais plaisir à revoir les rues et les paysages désertiques où j’aimais aller. C’est plus autour de la compréhension (possible ou pas) de notre époque que s’articule mon texte et l’Arabie et ses formidables paradoxes se prêtaient bien au traitement de ma problématique. Sans vouloir écrire un livre sur la situation du monde arabe, je voulais clairement mettre en lumière quelques aspects de géopolitique qui me révoltent profondément : De grands savants arabo-musulmans condamnés au silence et à l’oubli, le cynisme des diplomaties occidentales dans cette région…

Quel est l’accueil du roman en France depuis qu’il est publié chez P. O. L ?

Plutôt un bel accueil, puisqu’il y a eu de beaux articles dans le Figaro, La Croix,… des radios : Nova et France Culture. Mais comme je vis en Algérie, je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer les lecteurs. Quelques festivals sont prévus pour cet été ( Issy près de Paris, Altagène en Corse… ) et je réjouis de ces rencontres.

 

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