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Saad Djamaa

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A l’honneur aujourd’hui Sahad Djamaa spécialiste des questions économiques, citoyen engagé, il est membre du « Thinktank different ».

Après un Master en Économie, il s’installe à Londres pour finir sa thèse. En 2005, des attentats surviennent dans la capitale anglaise, il décide de quitter son confort londonien et de donner une nouvelle orientation à sa vie. Conscient d’avoir frôlé la mort, comme un élan de vie, il se lance dans une aventure folle: écrire un roman. Il part avec un handicap certain, il souffre de dysorthographie, un trouble persistant de l’acquisition et de la maîtrise de l’orthographe.

Il s’arme alors de pugnacité et de volonté pour mener à terme son projet. Son premier roman, « Le chien qui parle » exaltant, sincère et rythmé sera publié. Il suscite un véritable intérêt, l’auteur est invité sur les plateaux de télé et de radios. Son livre nous plonge dans un univers à la fois cinglant et poétique. Récit initiatique, cette fiction invite à la réflexion et au questionnement : le milieu dans lequel on vit, détermine t’il notre destinée ? A-t-on vraiment le choix dans la vie ?

Le protagoniste enfant de la cité s’accroche bon gré mal gré à l’instruction jusqu’au jour où justement deux choix s’offrent à lui : tuer son meilleur ami ou donner la vie. Il refuse de devenir un monstre. Il décide alors de partir, quitter le quartier pour fuir le déterminisme et la folie.

Du sud de la France au nord de la Russie, en passant par Dublin et Paris, le narrateur nous plonge dans une rocambolesque fuite en avant pour guérir de sa folie et tenter de supprimer ce « chien » qui parle en lui.Le ton est donné dès le prologue « j’ai grandi comme un chien :j’ai dû mordre, aboyer ,ramper ,me soumettre et me trouver une utilité pour être accepté dans le monde des hommes ». Pari réussi pour Sahad, son personnage, nous habite et nous le suivons dans ces tentatives pour déjouer les conséquences psychiques de la misère et de l’injustice sociale. Point de misérabilisme, on retrouve la réalité du quartier sans jamais tomber dans les clichés. L’auteur parle vrai et il nous livre à travers son héros, sa propre trajectoire.

Souhaitons au « Chien qui parle » encore beaucoup de succès et à Sahad Djamaa, une carrière d’écrivain foisonnante.

 

Naima GuerzizFB_IMG_1483468077869

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